Le journal de suegag

(maniaco-dépression)
Suegag
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Re: Le journal de suegag

Message par Suegag »

Sacha, Carlu, c'est une caractéristique commune faut croire... Nos psy doutent de nous. Ou on a le sentiment d'imposture à fleur de peau. Va dont savoir...

Je vais me plaindre encore. Ça va sortir le méchant. Y'a juste ici que je chiale.

Encore une journée de marde.

Ça bien commencé par contre. J'ai eu un peu d'énergie de 11h00 à 3h00. J'ai de la gratitude pour ça quand même... Ça fait du bien, y'a du lait dans le frigidaire! Je ne me suis pas bercée d'illusions à croire que ça remontait, ho que non. Je savais et c'est ce qui s'est passé. Complètement vidée en faisant le souper, pratiquement dormi en mangeant, quasiment morte après le souper, les restes sèchent dans les assiettes, la sauce brune motonne sur le poêle, le poulet dans le frigo dret dans rôtissoire... Ben c'est ça. Dieu merci, j'ai pas entrepris de cuisiner un dessert.

Au moins, on a mangé autre chose que de la pizza surgelée avec son petit concombre déculpabilisant.

Ce qui me purge aujourd'hui c'est l'absence totale de plaisir et de désir. Tsé, je suis pas mal débrouillarde pis créative dans vie. Mettons que d'ordinaire, j'm'ennuie pas. Disons que j'ai toujours quelque chose à faire, pis pas mal d'intérêts. Il faut que je choisisse mes projets, parce qu'il y a plein d'affaires qui me tentent. Il faut que je choisisse mes recettes parce que pleins de plats me font envie. Et je suis stimulée par les défis culinaires. Pis généralement, j'ai pas mal d'énergie pour mon 16 heures d'éveil. Alors c'est ça qui me purge. C'est plate, j'ai le goût de rien, c'est pas l'fun. Je ne me reconnaît plus depuis assez longtemps.

J'ai des accomplissements aujourd'hui. Je suis contente de ça parce que ça m'a encouragé. Mais le résultat est le même à la fin de la journée.
Je sais que c'est contre productif de faire des bilans aussi négatifs. Mais c'est plate et y'a comme rien à faire pour changer ça. Je dois vivre avec et faire de mon mieux pour agrémenter ça de gratitude, de philosophie, d'attitude positive, de spiritualité... Pis je le fais.
Mais là j'ai comme une passe d'écœurantite. Ça me pogne des fois. Comme une révolte latente. Chu frue. Je trouve ça injuste.

En tous cas, c'est tout ce que j'avais à dire ce soir. C'est plate de même. Pas de créativité, pas d'intérêt, pas d'énergie. Une maman zombie. Invariable retour en case départ. Maudit cocktail de marde. J'ai l'impression que ça m'intoxique plus que ça me traite ces pilules là. Jamais été junkie de ma vie. Je sais pas ce que ça ferait si j'arrêtais tout. C'est pour ça que ne le fais pas.

Anyway, ça va passer que j'me dis.

Bon courage!!!
Suegag
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Re: Le journal de suegag

Message par Suegag »

Que dire. Quoi écrire...

Je suis juste venue visiter. Pour me sentir moins seule je pense. Pour ne pas pleurer toute seule? Peut-être que c'est ça. Je ne sais pas ce que je fais là. C'est une question de solitude.

Les enfants sont couchés, je pense à demain... Je ne devrais pas. J'ai peur à demain. J'ai peur que ça soit aussi pire qu'aujourd'hui. Aussi pénible, aussi lourd.

La psychiatre m'a dit qu'elle assurerait mon suivi jusqu'à ce que je sois prise en charge par un autre. On a plus de chance (pour le transfert) pendant que c'est encore chaud dira t-elle. Ce sera plus long pour un suivi en clinique externe ajoutera-t'elle. Encore chaud me dit-je. C'est quoi tous c'est mots? Qu'est-ce que ça veut dire?

Un peu plus de ci, un peu moins de ça. Oui mais la dépression? Qu'est-ce que je fais concernant la dépression? Le traitement, est-ce qu'il aura une incidence sur la dépression? Mais vous allez mieux qu'avant dira t-elle. Oui mais... non!

Ok, peut-être que le prochain doc se donnera la peine. Peut-être que non. Peut-être qu'on en a rien à chier. Que je fais partis de ces statistiques... Les récalcitrants, les résistants au traitement, ceux-là qui colle dans ton case-load, que tu ajoutes un peu de ci en retranchant un peu de ça.... Oui mais la dépression? De quoi vous parlez la dépression, vous allez bien!

Calis

Un peu de peine, un peu de colère, beaucoup de solitude. Je suis venue pour dire ça. Pour m'adresser à quelqu'un. Pour afficher ma souffrance. Parce qu'on affiche jamais ça une souffrance. On garde une pudeur, on se protège du jugement, on ne veut pas se plaindre publiquement, se victimiser outrageusement. He ben moi je le fais ici. Je m'affiche anonymement et c'est bien suffisant.
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Carlu
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Re: Le journal de suegag

Message par Carlu »

De passage ici Suegag je veux juste te dire que je suis avec toi, que je te comprends, je vis la même situation, je suis une récalcitrante. Alors, tu as de droit d'être triste, de ressentir cette colère vis-à-vis ce que te réponds ton médecin. Franchement des fois c'est à se demander s'il s sont réellement dans la bonne branche.
Bon courage, douceur pour aujourd'hui
Carlu
Suegag
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Re: Le journal de suegag

Message par Suegag »

Merci Carlu
SACHA
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Re: Le journal de suegag

Message par SACHA »

SALUT Suegag

j'adore ce que tu as écrit hier.. j'espère que ça t'a fait du bien de venir ventiller..

je pensais être la seule à avoir un psy qui dit.. mais tu vas quand même bien, tu travail... fuck oui je travail mais souvent de peine et misère.. je travail car je dois travailler par obligation financière si non, je serais à la maison à essayer par tout les moyens de sortir de cette foutu dépression bipolaire.. légère que mon psy dirait... ou plutôt des traits dépressif.. c'est quoi des traits dépressifs.. .. mais elle est quand même là.. sibolle

oufff... tu as raison ça fait du bien de s'afficher sans se sentir juger.

bonne journée
Suegag
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Re: Le journal de suegag

Message par Suegag »

Merci Sacha,

Je me sens chuter, mais j'ai bon espoir qu'en diminuant la dose de Latuda je serai moins gommée. J'espère que je ne suis pas sur une pente descendante. Mais ce que je sens, au fond, c'est que je recule. J'ai pensé autour de Noël que le temps des fêtes me rentrait dedans. Puis j'ai pensé que j'avais abusé d'alcool et moins dormi le 24 alors j'ai mis ça sur le dos de Noël. Après ça, j'allais avoir mes règles, j'ai eu mes règles et c'est fini de ce côté là aussi. Mais côté humeur, ça ne va pas.

Le découragement ça n'aide pas. Aujourd'hui, je me suis efforcée d'avancer au maximum de mes capacités et ça mieux été qu'hier. Côté fonctionnement je parle. Mais ça une incidence sur l'humeur certain. Parce que si je ne suis pas capable de rien faire, c'est encore pire. Alors c'est une bonne nouvelle de ce côté. Je ressort mes stratégies pour faire face à la dépression. Je n'avais plus vraiment besoin de me forcer pour aller prendre ma douche. Ben coudonc, c'est ça qui est ça. Fait chier.

Je n'ai pas de patience, je suis irritable... Avec les enfants, plus ils m'énervent, plus je m'énerve, plus ils m'énervent, plus je m'énerve... On s'en sort pas. Quel soulagement j'ai eu quand j'ai appris qu'ils reprenaient l'école lundi... Ouf! Je ne dois pas être la seule à avoir vu ma santé mentale préservée, pour le peu qu'il me reste. Pour vrai, les devoirs à la maison et les rencontres meet, c'est l'horreur. Je ne sais pas comment se débrouillent ceux qui travaillent. En tous cas, je vous lève mon chapeau.

Je pense à demain et je voudrais que l'univers se mette sur pause. Je prendrais bien une journée complète sans corvées. Si je pouvais faire garder les enfants, je partirais dans un hôtel 2 jours. Me semble que ça me ferait du bien, me séparer d'eux. Les laisser à une super gardienne. Je mettrais ça sur ma visa, m'en fou. Foutu covid.

Je me sens dépassée. En même temps, je sais que j'ai tendance à dramatiser quand je déprime. Ça me réconforte de me dire que c'est moins pire que je pense. Je me le dis souvent. C'est moins pire que je pense. Une heure à la fois.

Mon regard se porte sur le laid, alors qu'il ne manque pas de joli. C'est juste que c'est le laid qui me frappe. Mais ce n'est pas parce que c'est laid, qu'il n'y a pas de joli. Ça me réconforte de voir que le beau est encore là. Ma tablette de verre est pleine de poussière, mais mes objets précieux sont encore dessus.

Un moment donné, j'vais le défaire mon sapin de Noël.
Suegag
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Re: Le journal de suegag

Message par Suegag »

Faire le point.

Côté humeur c'est au beau fixe. Encore heureuse que ça ne s'aggrave pas.

J'ai le goût de rien faire. En fait, la seule chose que j'arrive à faire sans répulsion c'est d'écrire. Ça m'amène à prendre une distance avec l'extérieure. C'est un refuge, un "safe place". C'est là que je me sens le mieux. Je suis en pouvoir. Il n'y a pas grand chose qui peut m'ébranler dans cet univers, à part l'extérieur. Tout peut être canaliser dans l'action d'écrire. Et j'aime bien en abuser. J'écris manuscrit et à l'ordinateur. Je gribouille aussi, en attendant la prochaine idée, le prochain ressenti. Je fais des listes, avec ben de la couleur ;) Quand je travaille, j'écris à longueur de journée alors ça doit être une déformation professionnelle comme on dit.

Je pleure souvent. Ce n'est pas vraiment dans ma nature de pleurer autant. Je pleure quand j'entend certaines chansons, Je pleure parce que je suis tannée des enfants, que je me sens dépassée, et aussi pour des trucs du passé. Ça c'est bizarre. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai ces images, ces souvenirs qui remontent à la surface... Des situations que me font sentir vraiment poche. Des fois, je me surprend à m'envoyer chier. C'est donc dire. On dirait que je suis enceinte... Mais c'est juste impossible. Peut-être en pré-ménopause. Ou juste déprimée.

Je m'imagine embarrassée au travail, puis je pleure parce que je me dis que je ne serai pas capable. Je m'imagine à mon bureau, le dos droit, en pleine possession de mes moyens... My god, je suis loin de là. Décidément, mon arrêt de travail restera toujours au cœur de mes préoccupations. Je pense que c'est là que je me sens forte, compétente et en contrôle. En plus, j'ai des collègues avec qui j'adore échanger. J'aime le travail d'équipe. C'est stimulant.

Ce qui me stimule de ce temps là, c'est mon café le matin.

Ça me manque tellement d'avoir une vie active. Dès que j'aurai l'énergie pour le faire, je vais m'arranger comme si je partais travailler le matin. Ça va me faire du bien d'avoir de l'allure. Parce que là, mon seul attrait c'est d'être propre. La plupart du temps. Pis faut que j'me force. Tsé, c'est bon pour l'estime ça: Prendre 20 livres, s'habiller en mou pis prendre une douche aux 2 jours. Wow!

Quand je feel comme ça, je pense souvent à ma psychiatre. Aujourd'hui j'ai souri à l'idée que penser à elle est un signe de détérioration. Parce que quand ça va mieux, je n'y pense pas. Je lui écris, sans lui envoyer mes lettres, pour lui faire part de ce que je voudrais lui exprimer. Des trucs qui vont au-delà d'une séance médicale stérile. Des choses aussi que je censure par crainte de jugement.

Je vis donc des choses par rapport à elle. Ce que je pense, c'est que comme elle doit me confier aux soins d'un autre psychiatre, elle me garde en stand by le temps de régler le transfert. Il serait probablement malvenue pour elle de modifier significativement le traitement si elle ne peut assurer le suivi par après. J'ai l'impression qu'elle me désinvestie. Que ça soit vrai ou faut, reste que ça ne va pas bien et que ma psychiatre est le target idéal pour projeter mes craintes et angoisses. Elle doit bien servir à ça aussi ;)

Je suis moins en "crise", je suis moins révoltée aussi. Tout ça est plus contenu. J'ai ces passes où je n'en peux plus de la maladie. Je suis juste écœurée. Si j'étais peintre, mes canevas serait couverts de tempêtes sombres, de ciels orageux. Si j'étais musicienne, je chanterais du death metal jusqu'à saigner de la gorge. Si j'étais une athlète, tu me verrais dans un ring de lutte. Comme mon moyen d'expression est l'écriture, bien je noirci des pages jusqu'à les transpercer parfois. À défaut de me transpercer moi-même.

Il m'arrive de me visualiser avec la maladie sous contrôle. Et je m'imagine dans une vie toute simple, avec le sourire. Juste de la douceur et le sourire. Dans mon imagination, le gazon est vert, le soleil est bleu et un rayon de soleil transperce mon regard, mais ça reste accessoire on s'entend :lol: :lol: :lol: Je m'imagine rentrant du boulot dans l'entrée chez nous. Je regarde la porte d'entrée et je sais que les enfants m'attendent. J'ai un sac de provision pour faire le souper. Je suis calme et contente.

C'est pour ça que je pense souvent à sourire, même si j'ai l'air bête. Parce que ça m'aide à me rapprocher de cet état là. Quand je souris, c'est plus doux.

Bon courage !!!
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Carlu
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Re: Le journal de suegag

Message par Carlu »

Je compaties avec toi Suegag, je ressens ce que tu écris et ça m'allège de savoir que je ne suis pas seule dans mon creux de vagues. On se rejoint sur l'écriture, pour ma part également l'écriture est mon meilleur véhicule d'expression, car autrement ça sort tout croche ou ça ne sort juste pas du tout.
J'aime ton style d'écriture en passant!

Est-ce que tu as tenté l'expérience de l'outil de Ouena "Je prends une douche" "Je m'habille" "juste ça..."? Ce sont deux actions ou tâches de base qui, personnellement, m'aident à susciter un certain intérêt ou encore une motivation quelconque en moi, dans ma journée "Pouich".
Par exemple, ce matin à mon réveil je n'avais pas d'intérêt pour grand chose, j'avais la mine basse, les yeux dans l'eau et je traînais de la patte. Entre 2 bouchées de mon déjeuner, une lumière s'est allumée et j'ai pu lire "Je mange" "Je prends une douche" "Juste ça". J'ai finalement mangé, pris ma douche (avec huiles essentielles Eucalyptus) et sortie marcher!

Ce que tu vis, je le vis périodiquement aussi. Il est important d'être consciente que c'est un passage vers le meilleur, que malgré les peurs, la tristesse, le découragement et les frustrations, tout ça est temporaire. Nous n'avons peut-être pas le contrôle sur le temps que ça prendra, mais nous avons la force et le courage d'avancer un pas à la fois, une respiration à la fois.

Par ton écriture, je perçois cette grande force en toi, alors continue de sourire dans ce que tu traverses
Je t'envoie de bonnes énergies et te souhaite une bonne journée,

Carlu :)
Suegag
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Re: Le journal de suegag

Message par Suegag »

Merci Carlu!

Oui, les fameuses stratégies je les pratique on and off selon mes capacités, mes besoins. Je suis une adepte du "une chose à la fois", "un jour à la fois", "une heure à la fois", "une respiration à la fois"... C'est d'ailleurs ce qui m'aide le plus à passer au travers de mes journées. Parce que TOUT est lourd. Ma journée est divisée en 4: le matin, l'avant-midi, l'après-midi, le soir. Quand j'en peux plus, je pense que l'étape de la journée tire à sa fin et que la prochaine s'en vient. Je souris, ça l'air con mais ça m'aide. Y'a aussi mes quelques mentras, que je me sert en fonction du moment: "c'est correct", "tout passe", "trouve beau tout ce que tu peux", "comment ça devient encore mieux", "je m'aime et je me libère"... Ces affaires quétaines là :lol: Et puis j'ai mon journal de gratitude. C'est jours-ci j'ai beaucoup de gratitude pour l'impermanence. J'utilise respirelax, mon journal de l'humeur, la tisane et le parfum. C'est toujours mieux quand ça sent bon. Et j'ai beaucoup de bouteilles parce que j'en ai fait une collection durant mon high. J'utilise même du Yves St-Laurent comme parfum d'ambiance... Puis aussi l'écriture, le forum. Et mon livre de Nicole Bordeleau que je me suis offert en cadeau à Noël. Ce sont des stratégies de survie pour passer à travers la journée.

Quand j'ai de l'intérêt, du désir, le goût d'exister, j'ai différentes activités de "réadaptation" que je pratique un peu chaque jour, selon l'énergie que j'ai, pour me refaire une santé mentale et physique. Je marche, je fais du casse-tête, je cuisine, je lave mon visage et me met des crèmes (ça aussi je les ai collectionnées dans mon trip de pharmacie), je lis, je jase au téléphone, je fais des recherches, je fais de la formation en ligne (j'ai fait un cour sur "indigenous canada" donné par l'université d'Alberta à l'automne) et je m'intéresse à des films et des séries etc. Mais ça reste quand même difficile côté intérêt, sauf que j'arrive plus à m'y mettre. Les idées me viennent, et je me dis "pourquoi pas".

Aujourd'hui, je dois encore composer avec cette boule dans la gorge et la tristesse qui m'attend toujours dans le détour. Mes "thèmes de larmes" étaient: "ça se peut pas se sentir mal de même", m'attendrir devant les enfants, entendre les paroles d'une chanson, entendre ma fille chanter, perdre mon économe, "faut que je fasse le souper", "c'est trop dure j'y arriverai pas", "fuck ma commande en ligne vient d'arriver, comment j'va faire pour la ranger", "pourquoi je me suis séparée", "pourquoi moi" etc, etc. Tsé, ces pensées constructives là.

Je suis en congé de maladie, mais pas en congé de maman. C'est lourd pas à peu près au quotidien. Ils sont tellement pleins de vie. Comme des enfants normaux. Ça me fait plaisir de les voir s'épanouir mais ils m'exaspèrent. Ils sont souvent en train de se chicaner, de foutre le bordel et de vider le garde-manger. Tsé, des enfants normaux en fin de semaine depuis le 17 décembre :roll: Heureusement, l'école commence demain. Maman va dormir.

Je suis brûlée, j'ai pas le goût de rien. Mais j'ai fait des crêpes pour dîner, j'avais rien d'autre. J'ai plié du linge aussi. Ça me fait penser à ma brassée de lavage dans laveuse... Et puis j'ai joué une partie de jeux de société, j'ai aidé ma fille pour son étude, mon fils pour ses devoirs et puis là ils jouent dehors, Dieu merci. C'est ce qui est si difficile, être fonctionnelle toute la journée, sans avoir ce qu'il faut pour y arriver sereinement. Je me traine, comme si j'étais toujours en fin de marathon. Je suis complètement dépassée. Je me sens sur le point de m'effondrer. Mais je suis vraiment forte et persévérante quand même. Peut-être plus tenace que persévérante. Ha! pourquoi pas les 2 :lol: J'ai la conviction que je vais tenir le coup.

J'ai diminué le latuda 1 jour sur 2, ça contribue peut-être à la chit dans laquelle je me trouve. Quoique ça commencé avant Noël et mon changement de médication ne fait pas une semaine encore. Ce matin j'ai eu des flashs, la même affaire que d'habitude sauf que là, j'ai pensé à comment et j'ai trouvé. Un flash de même. J'haïs ça quand ça arrive, ça me fait sentir plus malade. Je sais que je ne le ferai pas, ce n'est pas dans mes intentions disons, mais ça me donne froid dans le dos quand ça me pop comme ça dans tête.

Enfin bref...

Bon courage!
Yody
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Re: Le journal de suegag

Message par Yody »

Suegag a écrit : 10 janv. 2021, 16:37 Ce matin j'ai eu des flashs, la même affaire que d'habitude sauf que là, j'ai pensé à comment et j'ai trouvé. Un flash de même. J'haïs ça quand ça arrive, ça me fait sentir plus malade. Je sais que je ne le ferai pas, ce n'est pas dans mes intentions disons, mais ça me donne froid dans le dos quand ça me pop comme ça dans tête.
Je comprends. Les pensées suicidaires sont désagréables, surtout lorsqu'on les voit se nourrir et se développer au delà de notre imagination.

Je voulais souligner qu'il y a une énorme différence entre la pensée suicidaire et la pulsion suicidaire.

Les pensées suicidaires, pour plates qu'elles soient, il y a beaucoup de gens qui en ont. Des proches m'ont témoignés en avoir eut à plusieurs reprises alors qu'ils n'ont jamais ressentis de pulsions. Une pulsion c'est plus grave. C'est quand, par exemple, il suffirait d'un geste mais qu'on le retient. Les pulsions c'est plus rare.

J'espère que tu vas passer au delà de ces pensées et que tu vas pouvoir vivre dans la paix malgré elles.
Douceur!
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