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Re: J’ai la phobie de rechuter

Posté : 23 avr. 2019, 01:39
par Fidéline
Oh non je veux pleurer, mon message de 30min vient de s’effacer à cause d’un bug de la wifi..

Est-ce que tu veux me passer un de tes réseau social pour faciliter la communication ? 😊

J’avais raconter pleins de petits trucs (pas tous négatifs pour une fois) que j’ai la flemme de réécrire ici 😭😂

Pour faire une globalité, je suis exactement comme toi et ça me fait presque rire notre toc du pouls. 😂

J’aimerais te parler plus en détails de tout ça, comme je l’avais fait en fait sur mon message qui s’est effacé.. 😂
J’espère que tout va bien pour toi ! Bonne journée 😊

Re: J’ai la phobie de rechuter

Posté : 23 avr. 2019, 12:59
par Vc1234
Coucou Fidéline :)

Je t’ai écris par message privé te donner mon Facebook :)

Ça va être plus simple comme ça!

Re: J’ai la phobie de rechuter

Posté : 29 avr. 2019, 08:17
par Coco69
Bonjour,
Je tenais à vous faire part de mon témoignage, et peut être solliciter votre aide, ou votre vécu.
Je suis un homme de 38 ans, ayant une femme et trois enfants.
En novembre 2017, à la suite d'un épuisement général (travail, fatigue et stress accumulé), j'ai eu pour la première fois de ma vie une attaque de panique (j'ai entendu des bruits de travaux qui n'existaient pas et ca m'a fait super peur j'ai cru devenir dingue!)
Ça a été l'élément déclencheur.
Peu après cet attaque de panique j'ai repris le travail et une semaine après j'ai eu une angoisse en plein travail. Je ne reconnaissai plus mon téléphone portable...je me disai mais qu'est ce qui t'arrives?
Le lendemain je commence à prendre la voiture pour aller au travail et...je n'ai pas pu aller plus loin que le bout de la rue. j'étais en panique.



J'ai décidé d'aller voir mon médecin. Celui ci m'indique que j'ai sûrement un syndrome d'épuisement professionnel et m'arrête 2 semaines avec une prescription de stressam. Les jours suivant des crises d'angoisses, tétanisé sur mon canapé. Je panique pour un rien.2 semaines après je retourne voir mon médecin en lui expliquant que ca ne vas pas mieux. Il me prescrit du xanax en cas de crise d'angoisse. Je décide d'aller voir une psychologue parallèlement.
L'effet est immédiat. Je retrouve le calme dans ma tête. Ma santé s'améliore. Je reprends le travail fin décembre et j'en profite pour dire ce qu'il ne vas pas dans mon travail à ma supérieure hiérarchique.
1 mois passe. j'arrête mon traitement de xanax. les angoisses reprennent, épisodiquement. Au travail rien n'a changé. Pire encore, je me sens délaissé, inutile, fatigué. J'éprouve même une sorte de dégoût du travail, dégoût de moi même. Je continue mes RDV chez le psychologue qui me déculpabilise.
Petit à petit mon moral baisse, jusqu'à me demander qui je suis devenu? je pleure de plus en plus, seul. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive. Les xanax me font partiellement oublié mon mal être, mais me font à la longue culpabiliser.
Puis un jour arrive, à l'aube de mes 38 ans, mon genoux gauche lâche suite à un faux mouvement: Déchirure ligamentaire et lésion du ménisque.



S'en suit un arret de travail qui me plongera dans une angoisse certaine. Voilà que je suis chez moi seul, estropié, angoissé.
Mon médecin traitant prend les devant: il me prescrit du seroplex 10mg pour "lisser mes angoisses" en plus du xanax.
Le résultat: Une bonne attaque de panique en pleine nuit, ma femme complètement appeurée et impuissante. Je fais crise d'angoisse sur crise d'angoisse, même chez le psychologue qui tente une séance de relaxation sans succès.
Le jour d'après, consultation en Hôpital, baisse du seroplex à 5mg, et prescription de valium au lieu du xanax.
8h apres, et après trois jours d'insomnies, je me suis réveillé à 00h00, complètement paniqué, et je ne voyais plus comment faire. J'ai demandé de me faire hospitaliser. Devant mon cas, j'ai pu être hospitalisé pendant 5 jours. Au programme: prescription de temesta 1mg matin midi et soir + seroplex 10. J'étais devenue un zombi.



j'ai ensuite demandé mon transfert dans une clinique pour me requinquer. Là bas j'ai découvert des gens comme moi, de tout âge, de toute fonction, habité par des névroses, des tocs. J'en faisais désormais parti.
Je suis resté 2 mois là-bas, j'ai vu trois psychiatre différent, qui m'ont fait augmenter mon seroplex de 20 mg, et je suis passé a des doses de temesta de 7,5mg/jour.
Avec le soutient de ma famille, de mon dernier psychiatre qui m'a initié à de multiples techniques (EFT, EMDR, TIPI, 886, TTC, cohérence cardiaque), j'ai pu relever la tête et me sevrer petit à petit du temesta...pour laisser la place au lysanxia.
Quand je suis sorti de la clinique j'avais du seroplex 20mg, 15 gouttes le matin de lysanxia, 10 à midi et 25 le soir ( ce qui équivaut à 25mg de prazepam)
En sortant de la clinique je suis quand même parti en vacances avec ma famille, le sevrage anxio se passait plutôt bien.
Et au retour de vacances...Bam! rebelote. Sentiment d'abandon + sentiment d'insécurité +++, peur de repartir en clinique, peur de tout bref. je suis reparti en consultation, où on m'a juste relevé mon traitement anxio, et en salle d'attente, j'ai réussi à trouver un RDV avec un psychiatre libéral.
Voilà depuis le mois de septembre 2018 beaucoup de choses ont changées. Je ne prend presque plus d'anxiolytiques, j'ai changé d'antidépresseur (je suis sous effexor 75mg matin et soir). J'ai retrouvé du travail (qui me plait). Je dors bien et je mange mieux.
Par contre j'ai toujours des périodes difficiles. j'oscille entre deux semaines où je me sens bien, sans ruminations ou anticipations, et une semaine ou j'angoisse au début, et je suis au fond du trou ensuite, puis je rebondis. C'est très perturbant. Et pour moi, et pour mon psychiatre, et pour ma famille.
Le plus difficile pour moi en ce moment ce sont ces anticipations de scénarios morbides qui sont dictées par mon anxiété et qui sont pour moi tres angoissante car j'ai réellement peur qu'elle prennent forme un jour. Contrairement aux idées noires ou à des tentatives de suicide, moi ce sont des scénarios: quand je vois un bus, quand je traverse un pont ou quand je prend un couteau, je m'imagine le pire, et j'ai beau me faire à l'idée que le pire ne viendra pas, je ne suis pas rassurer pour autant!
Alors voilà, j'ai jamais décrit mes ressentis de la sorte, avec de la transparence. Si quelqu'un se retrouve dans mes lamentations, ou si quelqu'un à des commentaires à faire. Je suis preneur.

Re: J’ai la phobie de rechuter

Posté : 30 avr. 2019, 15:48
par scotch38
Yep, ces peurs là, je connais aussi !
En gros, tu as peur de faire un geste inconsidéré, anormal.

Ça m'a pourrit loooongtemps la vie ! Jusqu’à comprendre que c'est un symptôme de l'anxiété. UN SYMPTÔME. Pas la réalité. C'est ton esprit, ton mental qui fabrique ses pensées, mais ça n'est pas toi.
Tu ne passeras jamais à l'acte, jamais.

En fait, on est trop intelligents, on a le cerveau en ébullition tout le temps :D

Lis cet article, donné par SACHA dans un autre post :
http://psychologue-adultes-couples.com/ ... ionnelles/

Re: J’ai la phobie de rechuter

Posté : 02 mai 2019, 03:33
par Coco69
Merci beaucoup Scotch 38 pour ton lien. Ça déculpabilise un max! C'est fou ce que notre cerveau est capable de faire pour nous protéger. Il faut juste être assez curieux, patient et tolérant avec notre esprit pour le comprendre un tant soi peu.
Ça rejoint les pensees automatiques dans la technique des TCC (thérapies cognitivo-comportementales). Je vous invite à regarder ce site qui explique comment trouver des pensees alternatives :
https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr ... iques.html

Moi aussi je me retrouve dans cette phobie de rechuter. Les périodes où je suis bien je me dis que cela ne va pas durer et qu'un moment où l'autre je vais retourner dans les abîmes, la culpabilité etc...
C'est le fameux cercle vicieux:Image
Je vais bientôt commencer une TCC avec une psychologue spécialisé dans les troubles anxieux. Je vous dirai si ça va porter ces fruits. Encore un merci et un grand bravo pour tous ceux qui comme vous, se battent pour sortir de ce cercle vicieu et qui tendent vers le cercle vertueux.