Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Trouble panique - Trouble d'anxiété généralisée - Trouble obsessionnel-compulsif - Phobie sociale - Trouble de stress post-traumatique - Phobie spécifique
mikhoul
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Re: Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Message par mikhoul » 09 août 2019, 07:58

Je ne sens aucun symptôme de sevrage ni ne sent une augmentation de mon anxiété. Au contraire, j'ai l'impression que ça spine moins, que je suis plus laid-back, moins envahi. Je me sens plus légère; plus heureuse et plus motivée.

Est-ce possible que la dose de 112.5mg était trop forte pour moi? Et donc pas adaptée?

De mon expérience personnelle baissé de dose après avoir pris une dose plus forte pendant un certain temps comme tu l'a fait ne change pas grand chose car la molécule est toujours dans ton sang et la demie-vie de ses molécules est relativement longue.

Habituellement les symptômes de sevrage on ne les ressent que lorsque que notre cerveau n'a plus accès du tout à cette molécule après la dernière prise et que la demie-vie soit terminé (24-48 heures habituellement).

Pour l'effet de bien être que tu dis ressentir c'est probablement plus du au hasard qu'à la diminution de médicament, notre humeur n'est pas statique et change au gré des jours via de multiples facteurs.

Coco69
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Re: Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Message par Coco69 » 29 sept. 2019, 18:03

Bonjour à tous.
Je voulais témoigner sur mon sevrage d'Effexor.
Pour résumé J'ai fait un Burnaout en 2017 qui s'est manifesté par une attaque de panique brutal, m'occasionnant un trouble panique, puis une anxio dépression. Le 11 juin 2018, après un épuisement certain, mon médecin me prescrit Seroplex 10mg. Trois jours après j'ai demandé à être hospitalisé car les angoisses étaient trop forte. S'en suit deux mois d'hospit' avec Seroplex 20mg + benzo (Temesta 7,5mg) . Je rentre chez moi, changement d'AD car je ne voyais pas de changements j'avais toujours beaucoup d'angoisses. C'est là que mon psy m'a prescrit effexor (150mg , 75 matin et 75 le soir (+prazepam en gouttes).
Aujourd'hui, c'est à dire 1 an après je n'ai plus rien. Je vous explique:

J'ai commencé par me sevrer du prazepam (Lysanxia) en diminuant graduellement les gouttes et grâces au sevrage du professeur Ashton (j'avais soixante gouttes au début, ce qui correspondait à 30 mg de prazepam...)
Au mois de mars je me suis débarrassé des anxios, puis avec l'aide de mon psy et apres une bonne psychothérapie + TCC + nouveau job + expositions fréquente on s'est attaqué à l'AD: (j'ai un psychiatre qui n'est pas pro médocs) Il m'a enlevé le 75mg du matin.
Par la suite j'avais plus que 37,5 mg le soir, et puis la...fin août, j'ai de mon propre chef décidé de tout aretter...parce que je me sentais de le faire. (Mon psy ne m'a même pas engueulé!)
Est ce que j'ai eu des symptômes de sevrage?
Pour toutes mes descentes de paliers j'ai clairement identifié plusieurs symptômes:: irritabilité, projections morbides, cauchemars,déréalisation, anxiété +++). Ces symptômes ont été cela dit moins intense au fur et à mesure que je prenais confiance et que continuais à m'exposer (sortir, verbaliser ses émotions, suivi psychiatre et psychologue, pleurer sans avoir peur d'être à nouveau en dépression...etc) jusqu'à l'avoir terminé. J'avais un sentiment de fierté doublé d'une peur bleue du retour de bâton.
Apres je pense que le sevrage, en tout cas pour moi à une énorme composante psychologique. Je veux dire que je m'inquiétais tout le temps si j'avais fait le bon choix, si je ne voulais pas aller trop vite, si j'allais etre ramasser à la petite cuillère...bref tout cela m'a provoqué beaucoup d'inquiétudes, et d'ailleurs encore aujourd'hui c'est pas gagné!
Je suis une personne qui ne supporte pas d'être en addiction quelconque, alors je me bat tous les jours pour comprendre, analyser, essayer, tomber, se relever, pleurer.
J'ai en moi cette petite voix qui me dit que des beaux jours m'attendent, et qu'ils ont déjà fait apparitions d'ailleurs.
Je ne juge pas les autres personnes qui préfèrent ne pas souffrir et prendre leur traitements. C'est leur choix. Moi je veux essayer de m'en passer, pour etre clair en moi. Vous allez sûrement penser que je suis un peu maso, mais je veux juste etre "Clean".
On est pas tous égaux sur la tolérance à la souffrance, ni sur les effets secondaires des AD d'ailleurs, alors d'après moi il n'y a pas de recette, si ce n'est de s'écouter, et de se faire confiance sur le choix qu'on aura à faire, et bien sûr d'être bien accompagné par son psychiatre.

mikhoul
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Re: Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Message par mikhoul » 29 sept. 2019, 21:03

Coco69 a écrit :
29 sept. 2019, 18:03
...C'est leur choix. Moi je veux essayer de m'en passer, pour etre clair en moi. Vous allez sûrement penser que je suis un peu maso, mais je veux juste etre "Clean".
De un ce n'est pas une question de choix mais de besoin concernant les les médicaments avec les troubles de santé mentale, si ton cerveau ne capte pas assez de sérotonine ce n'est pas un choix tu as un réel manque de sérotonine et cela n'a rien à voir avec la volonté. Avec un déficit de sérotonine les gens ont une vie misérable car il vive dans un état dépressif constant.

Mais un AD de type IRS n'est pas une pilule magique, sans TCC son efficacité va être très limité en en puissance et dans le temps, c.a.d. généralement en moins de 5 ans il ne fera plus effet par contre couplé avec une TCC son efet va se maintenir.

Ton désir d'être "clean" comme tu dis vient justement de ton anxiété qui te pousse à vouloir tout contrôler, ce besoin de contrôler maladif est justement un symptôme de ton anxiété. Moins ton anxiété globale va être présente moins tu vas ressentir ce besoin malsain de contrôler.


Ceci étant dit continu chaque jour tes exercices de TCC et si tu "rechutes" n'hésite pas à prendre un AD de type IRS à moyen/long terme accompagné de TCC chaque jour mais si tu le peux reste loins des Benzos qui eux ne font que masquer l'anxiété et avec lequel on développe rapidement une dépendance.

Félicitation pour ton sevrage :D mais un bémol pour la raison pour laquelle tu l'a fait (besoin de contrôle qui signale que tu vis encore une grande anxiété), encore une fois continu les exercices de TCC à moyen long terme et ta qualité de vie va encore beaucoup s'améliorer

Coco69
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Re: Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Message par Coco69 » 01 oct. 2019, 02:08

Coucou je reviens de chez mon psychiatre et voilà ce que nous avons constaté:
- je suis un obsessionel perfectionniste insatisfait. Je me sens envahit par tout un tas de choses. Je les fait parce qu'il faut les faire, mais bien souvent je ne finis pas ce que j'entreprends, ou quand je les finis je ne suis pas satisfait. Je suis rarement fier de ce que j'ai fait d'ailleurs. Pourquoi je suis comme ça? Mon psy pense qu'il y a un caractère génétique. Le fait est qu'à force de raisonner de la sorte, de vouloir tout contrôler...mes émotions, que tout soit parfait, bien rangé dans les cases: je m'épuise, je me décourage, je perds pied...et les angoisses et la dépression arrivent.
Mon psy m'a parlé que ce n'était pas une fin en soi et qu'avec un travail de restructuration cognitive, même si ca peut prendre du temps, cela peut porter ses fruits.
L'objectif étant d'être satisfait de ce que l'on fait et de ce qu'on est...vaste chantier me direz vous.

mikhoul
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Re: Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Message par mikhoul » 09 oct. 2019, 21:12

Ton psy à faite un excellente analyse, les TOC en soit ne sont pas "la maladie" en tant que telle mais qu'un symptôme (souffrant) des troubles anxieux.

Comme ce symptôme peut-être terriblement souffrant il faut travailler sur les TOC qui nous font le plus souffrir afin d'ensuite pouvoir travailler sur l'estime de soi et la confiance en soi qui elles sont les 2 composantes à la base de tout les troubles anxieux.

Généralement chez les gens avec des troubles anxieux il y a une part génétique mais c'est loin d'être tout, la part "sociale" (éducation, perception de la vie, distorsions cognitives) est encore plus importante et c'est sur elle qui tu vas avoir de l'emprise.

Et oui la restructuration cognitive est une des nombreuses techniques des TCC qui est vraiment efficace si tu t'impliques ce que je t'encourage à faire.

Presque tout les anxieux sont perfectionnistes, la différence c'est le degré (l'intensité) du perfectionnisme qui diffère d'une personne à l'autre atteinte de troubles anxieux.

Les TOC ont pour fonction de faire diminuer l'anxiété en nous donnant l'impression que nous contrôlons notre environnement (ex se laver les mains de façon obsessive) par contre c'est une façon inadaptée de gérer notre anxiété qui la soulage sur le coup mais qui la fait augmenté à moyen/long terme.

C'est un vaste chantier comme tu dis et ce n'est pas "magique" mais ça donne d'excellents résultats après quelques mois si tu pratiques et utilise les techniques chaque jour. Tu vas regagner une belle qualité de vie comparativement à aujourd'hui. :D

scotch38
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Re: Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Message par scotch38 » 10 oct. 2019, 11:48

Mon psy m'a parlé que ce n'était pas une fin en soi et qu'avec un travail de restructuration cognitive, même si ca peut prendre du temps, cela peut porter ses fruits.
Quelle chance d'avoir trouvé un bon psy. J'en ai rencontré une 10aine depuis 20 ans. Dont 4 dits "spécialisés TCC".
L'une se moquait ouvertement d'un copain à elle qui flippait en prenant l'avion (mais quand même, c'est un notable !!)
Le 2eme me faisait lire les chapitres d'un livre, chez moi, en me demandait de faire les exercices du bouquin
Le dernier ne faisait augmenter tous les mois les doses de l'AD, alors que je lui ai dit très clairement que cette molécune ne focntionnait qu'à 80% et que je n'avais aucune envie d’être shootée aux médocs.
On dirait qu'ils s'en foutent.

Le dernier que j'ai contacté n'a pas de créneaux avant avant aout 2020.
tiens je vais mettre à jour mon "journal de bord"..

Coco69
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Re: Tentative #1: Diminution graduelle du effexor

Message par Coco69 » 11 oct. 2019, 15:08

"Quelle chance d'avoir trouvé un bon psy"

Bon objectivement je ne sais pas si c'est un bon psychiatre, mais au vu de mon degré d’exigence je pense que oui. Il m'a bien soutenu et accompagné pendant mes angoisses les plus forte, m'a guidé pour canaliser mes forces dans le travail, la famille et les activités auquel j'avais du plaisir auparavant.
La baisse de l'Effexor à pu se faire graduellement et avec son aval...à part la fin ou j'ai géré tout seul...mais je regrette un peu.
Quoi qu'il en soit j'ai décidé de lui dire au revoir car il ne m'apportait plus rien. J'attendais à chaque séance qu'il se souvienne de la précédente et que allions travailler plus efficacement...je pense que j'attendais quelque chose qui n'arrivera jamais...dû moins avec lui.
Je continue néanmoins la thérapie cognitivo-comportementale avec une psychologue spécialisée dans les troubles anxieux. Elle m'apporte dix fois plus qu'un psychiatre.
Je compte bien ne plus reprendre ni d'effexor, ni d'anxio tant que je me sentirai de le faire, même si c'est difficile. Après je ne suis pas inconscient au point de me remettre en danger, donc si je n'y arrive pas, je reprendrai de l'AD, tout en me disant que ce n'est pas une fin en soi, juste une étape. Cependant J'ai envie de me sentir vrai, sans substance psychoactive...je veux me connaitre, me comprendre, m'aimer, et arrêter de nourrir mon ego pour m’épanouir avec mon monde. Je ne sais pas si c'est trop en demander et si c'est encore une volonté de tout contrôler, mais j'ai le sentiment que c'est juste et que c'est ce qui me correspond. Cela ne vaut pour personne d'autres. Chaque personne est en droit de choisir ce qu'il lui est important pour lui, et de chercher sa vérité.

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